Aller au contenu
Athletic Club Matheysin — www.acmatheysin.fr
← Tous les articles

7ème Conférence Européenne des sauts verticaux à Cologne

écrit le

J’ai participé ce week-end pour la sixième fois à la Conférence de Cologne. Si la dernière édition au printemps 2014 était un peu décevante (pas très amusant, trop de théorie et peu d’informations pratiques), l’édition 2016 renouait avec la qualité.

L’Américain Jeff Hartwig (8x à 6m et plus) parlait de sa longue carrière et présentait ensuite en détail son concept technique, dont il démontrait quelques points lors d’une session d’entraînement avec des jeunes allemandes. En indiquant les différences techniques importantes chez les champions olympiques de 2008, 2012 et 2016 il n’exclue pas d’autres stratégies pour sauter haut. Steve Rippon, pendant plusieurs années présent au Perche Elite Tour comme entraîneur des athlètes britanniques et maintenant coach national en Finlande, présentait son concept où les priorités étaient autres (fulcrums and pendulums – pivots et pendules). Lui aussi admet des options techniques différentes en donnant comme exemple le podium des derniers jeux olympiques, encore avec trois techniques distinctes. 

Ca n’arrange pas les entraîneurs cherchant des solutions définitives. On pouvait entendre des remarques du genre « Qu’est-ce que nous devons dire à nos athlètes aujourd’hui » et ceci dans une situation où d’autres appellent les athlètes d’après 2000 la génération « Why » (demandant toujours « pourquoi »). 

Dans ce contexte, l’intervention d’un sociologue analysant la communication entraîneur – entrainé(e) venait à point. Son groupe de recherche avait enregistré des milliers d’heures de vidéos dans le haut niveau de différents sports (handball, hockey, tennis, athlétisme, gymnastique). Quelques exemples montrent l’incompréhension de l’entraîneur concernant l’état physique ou mental de l’athlète, ainsi que l’incapabilité ou le refus de l’athlète d’accepter le message de l’entraîneur.